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 Auto-Biographie de Drago M.

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Drago M. Warner
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Localisation : Arlington Square

MessageSujet: Auto-Biographie de Drago M.   Dim 5 Juin - 11:38

*Alors que vous cherchez à en savoir plus sur celui que tout le monde nomme Drago, vous vous rendez compte que rien ni personne ne semble connaître son histoire avant son arrivée à Arlington. Lors d'une réception au manoir Warner, vous profitez d'un moment d'inattention pour vous rendre discrètement à la bibliothèque dans l'espoir d'en savoir plus...*

Archives Secrètes d'Arlington

Informations relatives à : Drago Mortefontaine


Brève Description :

Nom : Mortefontaine
Prénom : Drago
Date de naissance :14 janvier 1908
Taille : 1m90
Autre : Porte une barbe fournie, des vêtements verts, et un
         bonnet reconnaissable.


Histoire :

La biographie qui suit a été écrite grâces aux diverses informations que la famille Warner et la municipalité a pu recueillir sur le citoyen Drago Mortefontaine entre 1939 et 1945, glanées dans différentes archives et dans ce que l'individu a bien voulut nous communiquer. Néanmoins, ces informations restent plus que vagues et certaines sont probablement réécrites postérieurement. Un avertissement s'imposait donc.

I. La Jeunesse

14 janvier 1908, Drago voit le jour dans une famille de bourgeois marchands en soie lyonnais. Ses parents, Marco et Adélaïde Mortefontaine, le prénomment ainsi en l'honneur de son oncle maternel, qui avait pris ce nom après être jadis parti dans la prestigieuse Russie des Tsars, pour faire fortune. Les parents de jeune Drago, qui attendaient un enfant avec impatience, sont de très bons géniteurs, et couvrent leur enfant avec tout l'amour qu'ils lui portent. Mais les affaires sont très mauvaises pour les petits négociants en soie en cette période de Révolution Industrielle, la famille Mortefontaine est au bord de la banqueroute. Le début de la Première guerre Mondiale n’arrange rien, même si son père est exempté de service militaire après avoir versé une compensation financière.
En 1915, alors que Drago n'a que 7 ans, ses parents décident de suivre le conseil d'un ami, et émigrent à Saint-Pétersbourg, plus éloignée des terrains de conflits, où les affaires serraient meilleures, boostées par le libéralisme économique mené par les riches Tsars. Les Mortefontaine sont accueillis chaleureusement par leur contact sur place, qui les loge dans un somptueux hôtel particulier. Comme prévu, les affaires repartent à la hausse malgré le conflit mondial qui s'enlise, et les commandes de soieries pour la cour affluent. La famille ouvre même ses propres ateliers de tissage en périphérie de la cité impériale, qui embaucherons une centaine de personnes, principalement des femmes, ayant perdu leur mari à la guerre, lassées de fabriquer des munitions et des obus. Pendant ce temps, le jeune Drago fréquente les meilleurs précepteurs de la ville, et se passionne pour le français et l'histoire. Il n'apprendra jamais le russe, langue qui étaient inconnue des élites impériales de ce temps là. La famille fut même conviée à quelques reprise à de fastueux banquets organisés par le Tsar Nicolas II au palais de l’Ermitage. La vie du jeune garçon semblait toute tracée et lumineuse, et le conflit mondial s'essoufflait.

Mais le brillant avenir promis à Drago fut gommé fin janvier 1918. Alors qu'il venait de fêter ses 10 ans, la Révolution Rouge s'embrasa, les hommes n'en pouvaient plus de la guerre qui avait fait tant de pertes et de la crise économique qui les réduisait à la misère. Le pays qui avait été le salut des Mortefontaine allait devenir leur tombeau. Les révoltes étaient prévisibles, mais l’ampleur de l'émotion populaire l'était beaucoup moins. Les ateliers de tissage de soie des Mortefontaine furent les premiers pris pour cible, la soie étant vue comme l’apanage des aristocrates et des bourgeois que les bolcheviques de Lénine comptaient bien renverser. L'Oncle de Drago fut fait prisonnier et plus jamais on entendit parler de lui. L'hôtel particulier fut pris d'assaut le lendemain par les troupes communistes, et le garçon de 10 ans fut caché dans une armoire dans un geste désespéré de ses parents qui voulaient le tenir en sécurité. Depuis son refuge de fortune, Drago dut entendre s'abattre sur ses géniteurs toute la fureur populaire. Du fait des événements, les quelques jours qui suivirent restent flou pour nous, et aussi pour Drago lui-même. Ce qui est certain, c'est que ses parents ne survécurent pas à cette Révolution, considérés comme bourgeois.

Il est très probable que le jeune garçon reste proscrit dans son abri pendant plusieurs jours, où il a du être secouru par des proches de ses parents qui avaient été autorisés à quitter la ville dans les plus brefs délais. Après un bref passage en France, Drago fut placé dans la seule famille qu'on puis lui trouver. C'est ainsi qu'il arriva à Arlington, où résidait une ville tante paternelle du nom de Margaret Mortefontaine dont il n'avait jamais entendu parlé, et qui avait préféré s’exiler dans la bourgade indépendante à la suite d'une sordide affaire de blanchiment d'argent en France. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la vieille femme n'était pas du tout ravie de voir arriver chez elle. Déçue de voir qu'elle ne toucherait qu'une toute petite partie de l’héritage déjà très réduit des Mortefontaine, en grande partie amputé par les bolcheviques, elle décida de se débarrasser du jeune garçon encore sous le choc de la mort de ses parents.

Alors qu'il ne parlait pas un mot d'anglais, il fut envoyé dans un strict pensionnat de jeunes gens de bonnes familles dans les alentours de Londres, et ne reverra sa tante qu'à de très rares exceptions. C'est avec une étonnante rapidité qu'il appris la langue locale, aidé par une sœur religieuse de l'école qui l'avait pris sous son aile. Son collège se passa sans gros soucis, même si le jeune homme avait beaucoup de mal à s'intégrer. On lui appris à se tenir, a jouer du piano, à danser, manier la rapière et le fusil, les mathématiques et la physique ainsi que la théologie. Passionné de lecture, il découvrit les écrits d'aventures de Jules Verne, et les écrits de voyages du Docteur Livingstone en Afrique, et se promis de marcher dans ses traces. Gardant en lui les sanglants souvenirs de sa jeunesse, il se détourna vite de la religion qu'on voulait lui enseigner, et se passionna pour les philosophes français et allemands. En 1929, à 21 ans, Drago fini son lycée, et malgré les encouragements de ses professeurs à se rendre à l'Université, il préféra suivre ses rêves d'enfants.

Drago profita alors des derniers vestiges de son héritage parental que sa tante n'avait pas pu lui soutirer pour financer des expéditions scientifiques privées. La crise économique de ce temps là ne facilita pas les choses, néanmoins, il se rendit en Afrique, où il dégagea une nouvelle route terrestre vers le lac Victoria, qu'il cartographia avec précision. Le jeune homme passa non loin de la mort lors de sa première expédition, où une terrible infection le mis dans la coma plusieurs jours après qu'il se soit malencontreusement coupé en se rasant. Depuis ce jour, Drago décida de ne plus jamais raser sa barbe, par peur de souffrir le martyr de nouveau. Ses écrits furent envoyés à la Royal Academy de Londres, qui les publièrent sous un pseudonyme. Voulant découvrir de nouveaux territoires, il se rendit ensuite dans les grands espaces encore mal connus d'Amérique du Nord, où il longea les côtes de la Baie d'Hudson en Canoë, échangeant beaucoup avec les populations indigènes locales. A Chicago en 1933, il ne pus jamais terminer de compiler le récit de son voyage. Une lettre signée sellée par cachet formant un mystérieux "W" vint lui annoncer la mort de sa vieille tante à Arlington.

Drago avait presque fini par oublier l’existence de cette bourgade, et dépensa ses dernières économies pour se rendre sur place. Un notaire sur place lui remis son héritage, qui se composait simplement du cottage de la vieille femme, idéalement positionné a deux pas du square populaire de la ville. Néanmoins, l'endroit était très vétuste, et les affaires de Drago ne firent qu'empirer un désordre déjà bien présent. Sans un sou, désespéré, et surtout incroyablement seul, Drago n'avait nul part où allez. Cette Arlington était perçue comme une véritable prison. C'est alors, qu'un soir pluvieux, au détour d'une ruelle sombre, il aperçu l'enseigne des Fleures du Malt, établissement qu'il nommera bientôt Gargotte, comme tout le monde à Arlington. L'endroit semblait étonnamment désert, mais un feu crépitait dans l'imposante cheminée, ce qui permis à Drago de se réchauffer un peu. C'est là que se produit le second événement bouleversant de la vie de celui que tout le monde nomme "Drago".

II. Au service des Warner

Alors que Drago se réchauffait et se séchait au coin du feu de la Gargotte en cet automne 1935, la porte de la cave s'ouvrit délicatement, en grinçant quelque peu. Drago fut un peu surprit de cette apparition, surtout que l'homme n'avait pas du tout le profil type d'un barman. Il tenait à la main une bouteille de vin, qu'il avait du allez chercher. Les deux hommes, surpris l'un comme l'autre de cette présence finirent par entamer une conversation. Il apprit que l'homme n'était nul autre que moi-même, Sir Stephen Warner, qui appartenait à la seule famille noble de la bourgade, et a qui appartenait l'établissement. Soirs après soirs, les deux hommes devinrent de plus en plus amis, et Drago put ainsi rencontrer les autres membres de la famille Warner, qui le prirent sous leur aile. Drago leur fit part de tous ses récits de voyage, et les Warner lui expliquèrent l'histoire de la ville et de leur famille.

C'est alors que contre toute attente, Drago eu l'occasion de reprendre la route du voyage. Mais cette fois, il aura un autre but que l'exploration. En 1938, la situation commençait à être tendue sur le continent, et dans le reste du monde. C'est lors d'une soirée au manoir avec Sir Lee Warner qu'on lui proposa de se rendre au plus vite aux quatre coins du monde, pour rapatrier au plus vite les autres Warner ainsi que quelques précieux documents sur le continent avant que la situation ne dégénère pour de bon, et qu'il se retrouvent au milieu de feux croisés. Avec tout les services que les Warner lui avaient rendus et l'esprit d'aventure qui l'animait encore, Drago ne put qu'accepter cette proposition.

La période qui suivit est très floue. Il réussit a faire revenir deux membres de la famille Warner, et voyagea beaucoup pour les retrouver, de Moscou à Tokyo en passant par Berlin. Ce qui est certain, c'est que tout ne s'est pas passé comme prévu lors du dernier sauvetage. Alors qu'il se trouvait à Berlin fin 1943, Sir Andrew Warner choisit de passer à l'ennemi, et rejoindre le camps de Hazis en tant que dignitaire, alors qu'ils voyaient bien que la situation allait leur échapper. Drago n'eut pas d'autre choix que de tuer le traître, dans un excès de colère, puis de fuir. Il disparu jusqu'à la fin de la guerre en Europe, se contentant d'envoyer un rapport très complet de ce qui s'était passé. Nul ne sais ce qu'il se passa durant cette période. Le document a été détruit pour des raisons évidentes. Nous, Warner, faisons le serment de garder cette affaire secrète jusqu'à la tombe, et d'effacer la mémoire du paria.

En revenant à Arlington, Drago avait quelque peu perdu le goût du voyage, tourmenté par un passé sombre, étant devenu le meurtrier secret d'un frère de ceux qui l'avaient aidé. Les Warner ne lui reprocherons jamais cet acte. Drago est désormais sous la protection de la famille, et essaye de reprendre une vie calme à Arlington.

Informations collectées par Sir Lee et Stephen Warner.
Ne jamais divulguer l'information a qui que ce soit.
A ranger dans le fond secret de la Bibliothèque du Manoir.


Je soussigné :

Lee Warner
Stephen Warner


1939 – 1945

______________________________________________________________________
« Ma philosophie conçoit essentiellement l'Homme comme un être héroïque dont l'éthique de vie est la poursuite de son propre bonheur, la réalisation de soi son activité la plus noble, et la Raison son seul absolu. »
- Ayn Rand.
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John Cash
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MessageSujet: Re: Auto-Biographie de Drago M.   Lun 6 Juin - 11:33

*lisait discrètement le dossier de Drago*

Et bien... Quelle histoire !

______________________________________________________________________
"Si la musique nous est si chère, c'est qu'elle est la parole la plus profonde de l'âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur."
Romain Rolland, Artiste, écrivain (1866 - 1944)
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